Sur les traces de la Galoche    (retour)

 

En ce samedi 20 novembre l’association BVA a invité Bernard Villemain à emmener les résidents sur les traces de la Galoche. Pour préparer son intervention il est retourné sur le parcours de cette ligne de chemin de fer et a pris quelques photos correspondant à certaines cartes postales présentées : l’hier et l’aujourd’hui nous réserve parfois de très grosses surprises .

Nous avons commencé notre périple par la photo d’un train en bois qui avait été installé quelque temps sur le rond-point de la route de Saint-Paul.

Le ton était donné le public avait une oreille très attentive et n’hésitait pas à faire quelques commentaires.

L’histoire commença en  avril 1893 lorsque le conseil général de la Loire décida la création d’une ligne de chemin de fer reliant St Héand à Pélussin et passant par St Etienne pour permettre aux jeunes de s’engager dans les usines de la vallée du Gier.

A cette époque la population du Mont Pilat ayant augmenté tous les bras ne pouvaient être employés sur place.

En 1917, la ligne fut prolongée jusqu’à Maclas

Il y avait 33 personnes qui travaillaient sur cette ligne. En 1913, il y avait 4 allers- retours par jour.

Entre La Terrasse et Le Col de Pavezin, plus précisément, entre la Croix du Mazet et le Petit Valluy il y avait le seul tunnel de cette ligne que l'on peut encore traverser .

A Pélussin, il y avait une gare et un abri. Jusqu’en 1917, c’était le lieu de retournement du train

Très peu de documents existent sur la section Pélussin – Maclas, cependant des cartes postales permettent de comprendre comment le viaduc de Pélussin a été construit

Encore appelé « Tacot », ce petit train a laissé d’émouvants souvenirs dans la mémoire des anciens.

Le long de la route entre La Bachasse et Pélussin, les traces de son passage deviennent rares. En effet, l’abri de la Croix du Mazet a été détruit, le long de la route, on ne voit plus de trace des rails. La seule trace que nous avons vu est celle relevée avant le viaduc de Pélussin

Voici un extrait du livre « Le crêt de Fonbelle » de Michel Jeury dont les  parents ont passé toute leur jeunesse dans les environs de Pélussin 

« En allant à St Etienne, on s’arrêtait à la Bachasse et tout le monde allait boire un coup au restaurant Eymard. On avait soin d’inviter les mécaniciens pour être sûr de ne pas manquer le départ ! »

Est-ce que cela pourrait se passer aujourd’hui avec le TGV ?

Le dernier train circula le 15 juillet 1931. La galoche avait vécu 26 ans.